5 arguments qui prouvent que traverser une période de chômage est une chance

05/10/2017

Devenu presque banal au cours d'une carrière, le chômage reste souvent mal vécu. Plutôt que de le subir avec fatalité, faites-en une opportunité. Professionnelle et personnelle.

Un grand open space de Levallois-Perret, en région parisienne, structuré en différents espaces par des bibliothèques et cloisons vitrées. Comme dans n'importe quel local de coworking, une dizaine de personnes pianotent sur leurs ordinateurs portables par-ci, d'autres discutent dans le coin canapé par-là. Sauf que ce ne sont pas vraiment des travailleurs comme les autres : tous sont en quête d'un emploi. Cojob, l'association qui occupe ces locaux, leur propose de mutualiser leurs recherches. Autrement dit, d'effectuer leurs démarches ensemble. Ici, tout est fait pour déconstruire l'image négative du chômeur seul chez lui, retranché derrière son ordinateur.

Fini le temps où l'on entrait dans une entreprise à 20 ans pour en sortir quarante ans plus tard. Le chômage est devenu un passage quasi obligé au cours d'une carrière. Aujourd'hui, selon l'Apec, six cadres sur dix envisagent à court terme une mobilité choisie ou contrainte. Une réalité qui impose de ne plus considérer le chômage comme un fléau, mais comme une occasion de développer son potentiel et de se dessiner un avenir meilleur.

De la recherche mutualisée au Mooc, en passant par le théâtre ou le bénévolat, plusieurs possibilités s'offrent à tous pour rester actif durant cette période dite “d'inactivité”. Choisissez la vôtre !

Utilisez la force du collectif

L'isolement est le pire ennemi du chômeur. Plusieurs candidatures sans réponse, un entretien sans suite, et la motivation et l'estime de soi s'effondrent. Fréquenter un espace de coworking ou un tiers-lieu est une première étape pour rencontrer du monde, mais pas toujours suffisante pour se sentir épaulé. “Le meilleur moyen d'éviter le découragement est de s'inscrire dans une dynamique de groupe”, estime Marie Grimaldi, cofondatrice de Cojob. Cette association permet de rejoindre ou de créer un groupe de cosearchers : des demandeurs d'emploi mutualisant leurs recherches en un lieu et selon une régularité choisis.

“Je participe à ces rencontres pour sortir de chez moi et ne pas rester seule toute la journée, confirme Marie-Sophie, jeune diplômée qui retrouve son groupe deux ou trois fois par semaine dans un lieu culturel parisien. Cela m'apporte beaucoup en matière d'échanges. On relit nos candidatures, on se communique tuyaux et contacts.”

A Paris, Cojob organise chaque mois l'intégration d'une douzaine de demandeurs d'emploi. Au programme : recherches mutualisées et bénévolat de compétences. Une communauté d'entraide précieuse. “On augmente nos chances de retrouver un emploi grâce à l'intelligence collective”, souligne Virginie, une directrice juridique en stage. Que ce soit pour débriefer un entretien ou procéder à une simulation, “le retour des autres est primordial, ajoute la quadra. Les discussions quotidiennes rendent les échecs moins durs”. Sans oublier les bons plans partagés : une nouvelle application de recrutement, des réductions pour le cinéma…

Les ateliers d'Activ'Action (une association présente dans une quinzaine de villes) reposent, eux aussi, sur la force du collectif. Leur objectif : aider les participants à trouver des appuis pour rebondir en les invitant à dialoguer autour de leurs ressentis, de leurs compétences ou de leurs projets. “Ces ateliers privilégient la bienveillance et l'empathie, sans encadrement scolaire ou moralisateur pour nous dire ce qu'il faut faire ou ne pas faire”, témoigne Aline. La jeune femme en est ressortie avec “l'envie de chercher un emploi, mais aussi d'être active dans divers domaines”.

La plateforme Futur is Good, fondée par François Moullec et Pascal Legeay, offre, elle, de se connecter avec d'autres demandeurs d'emploi par affinités, grâce à un algorithme de matching. Un moyen efficace et gratuit de créer son propre réseau d'entraide selon sa profession et ses compétences.

Le conseil du coach : “La grande force du collectif réside dans le climat de bienveillance qui peut s'instaurer. Reprendre confiance en soi et dans les autres rend à la fois plus ouvert et plus actif”, assure Pauline Voldoire, co fondatrice d'Activ'Action.

Replongez-vous dans la dynamique de l'action

Sans emploi, on se laisse parfois envahir par un sentiment d'inutilité. Le bénévolat est un excellent remède à cette perte de repères. “Avec cette expérience, je valorise mon temps et retrouve une utilité sociale”, témoigne Marion, qui distribue des repas à des personnes âgées isolées au sein de l'association Les Petits Frères des pauvres. “J'ai réalisé qu'il était possible d'exercer mon métier en faisant quelque chose qui a du sens”, confirme Emmanuelle. A la suite d'un burn-out, elle a choisi d'aider une compagnie de théâtre à muscler sa communication, un domaine dont elle est spécialiste, conjuguant ainsi son soutien à une cause et le maintien de son employabilité.

De son côté, Nevena a participé avec l'association Pro Bono Lab à une journée de bénévolat de compétences au profit d'autres associations. “Mon expérience a bénéficié à ces structures et, parallèlement, j'ai rencontré des actifs qui m'ont beaucoup appris sur leurs pratiques”, se félicite cette communicante.(…….)

 

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