L’art de concilier vie pro et vie privée

26/04/2016

 

Faire carrière sans mettre sa vie privée de côté, un dilemme pour de nombreux cadres. Tirer le meilleur parti de l'une sans sacrifier l'autre est un enjeu clé de la réussite. Nos conseils pour gagner sur les deux tableaux.

Squash, cinéma, bénévolat... sans oublier le travail ! Les journées de Bastien Yverneau sont bien remplies. A l'écouter, on en oublierait presque qu'il est chef d'entreprise. Avec sa sœur Garance, ils ont créé, il y a deux ans, Happy Families, un lieu multiservice destiné aux familles, où les parents peuvent se faire coiffer, profiter d'une séance de yoga ou de conseils en gestion de carrière pendant que les enfants sont pris en charge.

La fréquentation est en forte hausse ? Qu'à cela ne tienne : pas question pour Bastien de laisser le boulot empiéter sur sa vie privée ! "Je travaille environ quarante heures par semaine. C'est peu par rapport à la plupart des entrepreneurs." Un choix de vie pleinement assumé et réussi par ce trentenaire, qui s'est fixé des règles qu'il applique à la lettre. Une preuve parmi d'autres que, s'il n'existe pas de recette miracle pour concilier vie pro et vie perso, il y a tout de même de bonnes pratiques à mettre en œuvre au quotidien.

HIÉRARCHISEZ LES TÂCHES

Qui ne s'est jamais senti dépassé par l'urgence et la somme des tâches à accomplir ? "C'est l'une des premières causes de l'empiètement de la vie pro sur la vie privée", constate Emmanuelle Larroque, fondatrice et dirigeante de Social Builder, start-up sociale engagée en faveur de la mixité dans la sphère économique.

Il existe pourtant une parade simple et efficace, la to do list. Chaque matin, dressez l'inventaire de ce que vous avez à faire, en commençant par le plus important. "Gare aux listes à rallonge, dont vous ne viendrez jamais à bout ! Soyez concis et réaliste, prévient Emmanuelle Larroque. Le but est de rationaliser votre emploi du temps afin de mieux vous organiser et de ne pas vous laisser déborder par le travail."

Pour se concentrer sur le principal plutôt que sur l'urgent, Garance Yverneau, fondatrice et dirigeante de 5A Conseil (gestion de carrière au féminin), applique le principe de Pareto, selon lequel 80% des résultats sont obtenus par seulement 20% du travail. "Je débute par les travaux qui ont le plus de retombées positives et je relègue les tâches accessoires en fin de journée, quand je suis moins efficace." La première question à vous poser est donc : "Si je ne devais travailler que deux heures par jour, quelle tâche serait essentielle ?"

ORGANISEZ-VOUS SANS CULPABILISER

Hiérarchiser les tâches, d'accord, mais sans culpabiliser ! Il ne s'agit pas de tout planifier de manière militaire, mais de vous donner les moyens de vivre plus sereinement. Au lieu de vous imposer une cadence infernale, relativisez en vous disant que vous faites du mieux que vous pouvez.

"Acceptez aussi de mettre de côté certains projets, conseille Emmanuelle Larroque. Ou tout au moins de les faire avancer à un autre rythme, pour accorder la priorité à d'autres et les mener à bien dans de bonnes conditions. Si, malgré tout, vous avez le sentiment d'effectuer des sacrifices, c'est peut-être que vous n'avez pas fait les bons choix au départ."

OBLIGEZ-VOUS À DÉLÉGUER

Autre erreur fréquente, au bureau comme à la maison : vouloir tout faire soi-même ! "Cette attitude de petit chef vous met la pression et fait déborder vos obligations professionnelles au-delà de leur cadre", explique Jérôme Ballarin, président de l'Observatoire de l'équilibre des temps et de la parentalité en entreprise.

Déléguer et partager sont deux moyens d'optimiser votre charge de travail, en la répartissant équitablement. Bastien Yverneau est orfèvre en la matière. "Bien sûr, expliquer comment passer des commandes ou comment répondre aux demandes d'information des clients prend du temps au départ, beaucoup plus que si je le faisais moi-même, concède-t-il. Mais, ensuite, la stratégie est gagnante : une fois mes salariés formés et autonomes, je peux me consacrer à autre chose."

POSEZ DES LIMITES À NE PAS FRANCHIR

Déléguer, c'est bien ; savoir dire non, c'est mieux ! …………….

Lire la suite de l'article de Céline DEVAL sur Management.fr

 

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