10 bonnes raisons de bosser dans une PME

04/04/2016

L’expérience acquise en leur sein est aujourd’hui très prisée des recruteurs. Et si vous passiez par la case PME pour booster vos compétences?? 

Elles sont 3,5 millions et réunissent plus de 16 millions de salariés. Elles ? Ce sont les petites et moyennes entrepri­ses (PME), dont l’effectif ne dépasse pas 250 collaborateurs et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros. Premières employeuses de France (huit actifs sur dix y travaillent), elles con­tinuent de recruter : en 2013, selon la dernière étude du ministère du Tra­vail sur le sujet, plus de la moitié des emplois vacants (soit 75 000 postes) l’étaient dans les très petites entreprises (moins de 10 salariés).

Pourtant, les cadres semblent bouder les PME. «La norme sociale associe encore le succès professionnel aux grands groupes», indique Ste­phan Guinchard, associé chez Ixens (cabinet d’administrateurs professionnels) et spécia­liste des PME de croissance.

Ces entreprises seraient donc des voies de garage pour jeu­nes talents mal aiguillés ou vieilles gloires en quête d’emploi?? Ce n’est qu’une des nombreuses idées reçues qui leur sont attachées… et auxquelles il est temps de tordre le cou. En réalité, la capacité de ces petites structures à mobiliser rapidement leur capital humain pour innover ou se repositionner sur un marché est précieuse en ces temps de remise en cause permanente, et l’expérience acquise en leur sein est de plus en plus prisée par les recruteurs. Loin des clichés et des stéréotypes, voici donc dix bonnes raisons de passer par la case PME pour lancer ou relancer votre carrière.

1. L’évolution y est parfois très rapide

Dans les PME, les res­ponsabili­tés sont corrélées non pas à vo­tre position hiérarchique mais à la croissance de l’entreprise. Il est même parfois possible d’y évoquer vos perspectives d’évolu­tion directement avec le big boss. Amélie Pene, 32 ans au­jour­­­d’hui, a rejoint A2Mac1, l’un des leaders mondiaux de l’automotiv benchmar­king (analyse concurrentielle pour les cons­tructeurs automobiles), en tant que responsable marketing et ventes en 2007. «Deux ans et demi plus tard, raconte-t-elle, j’ai eu envie de partir à l’étranger. J’en ai discuté avec le président.»

Aussitôt dit, aussitôt fait. Après presque cinq années passées à Shanghai pour lancer la filiale Asie-Paci­fique, la jeune femme s’est installée à Munich l’an dernier pour diriger les activités marketing en Europe. Qui a dit que travailler dans une PME signifiait tirer un trait sur ses ambitions??

2. C’est une étape de plus en plus valorisante sur un CV

Ne croyez pas qu’il suffise de collectionner les noms de grands groupes pour bâtir un CV digne d’attention. «Bien sûr, celui de la PME n’est pas connu, mais la liste de responsabilités et d’activités que vous y accolerez sera bien plus longue», assure Claire Vinchon, fondatrice de la plateforme de ­recrutement Small Iz Beautiful. ­Po­lyvalence, adap­­tabilité, autonomie?: autant de qualités développées dans les petites structures et qui plaisent aux recruteurs. «El­les ouvrent plus de portes qu’elles ­n’en ferment», con­firme Ri­chard Thi­riet, président national du Centre des jeunes dirigeants.

Ajoutons que les PME favorisent les bonds de carrière. Alban D’Hal­luin, 36 ans, a ainsi multiplié les expériences dans les petites structures et collectionné les titres de directeur. «Dans de grosses boîtes, il m’au­rait fallu quinze ans pour arriver à ce niveau d’expérience et de responsabilités», témoigne ce polytech­nicien entré il y a un an chez Prod­ways (175 sala­riés), une PME de l’impression 3D qui a levé 25 millions d’euros cet été. «Ce n’est pas mon diplôme de Polytech­nique qui leur a fait réaliser que j’étais le mouton à cinq pattes dont ils avaient besoin, mais mon expérience dans des PME !»

3. Agilité et vitesse d’exécution sont inscrites dans leur ADN

Oubliez l’image surannée de l’entreprise à papa?! «Là où le grand groupe apporte rigueur et process, la PME a une cul­ture de la débrouillardise et une grande agilité», souligne Karine Dhoukan, directrice chez Robert Half. «Quand on a un problème ou une décision à prendre, on le fait en trente secondes dans un couloir avec la personne concernée», raconte Jacky Ordonez, directeur achats et approvisionnement chez Alphi (50 salariés), spécia­liste du coffrage dans le BTP.

Auteur : Charlotte Laurent

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