Comment expliquer le succès croissant du coaching en entreprise ?

06/03/2016

Si le coaching se déploie autant en entreprise c’est qu’il devient un support à la fonction de manager. Si l’on a pu tenter d’associer ces deux rôles dans la fin des années 90 en introduisant le « manager coach » comme une solution miracle à la recherche de performance dans un monde globalisé impliquant des changements de plus en plus fréquents et rapides, on se rend compte aujourd’hui de la réelle difficulté à combiner les deux postures.

COACHING comme COCHE, la voiture qui permet d'aller plus loin, plus vite

 

Tout le monde connait le mot « coaching ». Pour autant, ce qui se cache derrière ce mot demeure encore relativement flou ! Pour revenir aux fondamentaux, le mot trouve son origine étymologique dans « le COCHE».  Au 17e le coche était un véhicule tiré par des chevaux. En espagnol, "el coche" et en anglais « a coach » font eux aussi référence au véhicule. Il s’agit donc bien d’un moyen qui permet d’aller plus vite et plus loin que si l’on décidait de le faire seul.

 

Poursuivons dans le temps. La première illustration du « coach » tel que nous l'avons décrit est née en Angleterre, au 20ème siècle dans le milieu du tennis. Des entraineurs ont coupé avec l'usage des professeurs classiques qui imposaient à leurs élèves de reproduire strictement des gestes, quel que soit leur morphologie. Ces nouveaux entraineurs, les coaches, ont amené des sportifs à monter en compétences et à gagner davantage de matchs en leur faisant prendre conscience de leurs capacités et forces.

 

Entamer un coaching, c’est donc la preuve que l’on va bien et qu’on en a sous le pied !

 

Ainsi trouve-t-on dans cette combinaison étymologique et historique le rôle et la vocation du coaching : emmener le coaché vers ce qu’il souhaite : le podium. Nous allons voir aussi que par ses évolutions, le coaching contribue à la performance du collectif et au bonheur.

 

Si le coaching se déploie autant en entreprise c’est qu’il devient un support à la fonction de manager. Si l’on a pu tenter d’associer ces deux rôles dans la fin des années 90 en introduisant le « manager coach » comme une solution miracle à la recherche de performance dans un monde globalisé impliquant des changements de plus en plus fréquents et rapides, on se rend compte aujourd’hui de la réelle difficulté à combiner les deux postures.

 

Le manager évalue et porte un jugement sur la performance de son collaborateur, le coach a le devoir de neutralité et de non jugement. Le « manager coach » s’avère vite schizophrénique. La solution est donc de créer ce tandem gagnant, le manager et le coach. Le coach devient alors un allié ponctuel et précieux du manager pour emmener plus loin et plus vite un collaborateur ou une équipe vers la réussite et la performance dans ce contexte de changement perpétuel.

 

Le coaching agit sur le mental et sur le corps du coaché, processus qui libère les endorphines du bien-être

 

La force du coaching vient notamment de la manière dont il regarde le coaché. La neutralité bienveillante et le postulat que le coaché a les ressources en lui, désinhibe la personne qui se voit libérée du jugement et de son manque d’expérience ou de savoir-faire. Ce regard génère des émotions positives qui neutralisent et réduisent le cortisol et l’adrénaline engendrés par le stress du jugement du manager.

 

Or on sait que ces deux agents chimiques créés par le cerveau inhibent les capacités des individus. Le coaching, lui libère l’ocytocine (chimie de l’attachement) car il crée un lien fort : celui de la relation de coaching. Cette relation c’est le fameux « véhicule » dont nous parlions plus haut. C’est par cette relation que le coaché va pouvoir opérer les changements rapides et se sentir de plus en plus épanoui car en conscience de lui-même. Il sera à même de prendre des décisions plus pertinentes et plus en accord avec lui-même, et s’ajustera mieux développant ainsi l’agilité dont le 21ème siècle raffole ! Il s’intégrera aussi plus facilement dans le collectif qui fait son grand retour dans l’entreprise.

 

Depuis peu on constate que le coaching et ses dérivés peuvent apporter leur dose d’endorphines (chimie du bien-être corporel liée au toucher). En effet, les travaux sur la QVT - qualité de vie au travail - permettent la prise en compte du corps. Aujourd'hui des massages, des cours de danse, de shiatsu, d'équi-coaching sont pratiqués en entreprises. L’Ocytocine et les endorphines que ces activités déclenchent provoquent une sensation de bien-être qui concoure à libérer les capacités et donnent envie à la personne de se dépasser et d’aller plus loin. Et c’est là que tout commence !!!

 

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