Effets pervers d’une culture d’entreprise fondée sur le stress.

10/09/2015

Le scandale financier révélé sur Toshiba démontre comment une culture d'entreprise qui met trop de pression sur son encadrement intermédiaire avec des objectifs irréalistes, et qui favorise la carrière de ceux qui "ne posent pas de questions dérangeantes à leur supérieur hiérarchique", génère in fine de la peur et du mensonge. C'est ce qui a conduit les différentes sociétés du conglomérat Toshiba à truquer leurs comptes entre 2009 et 2014. L'ampleur des dégâts est telle que le groupe japonais qui devait annoncer 900 millions d'euros de profits pour son exercice 2014-2015, va finalement afficher une perte de 283 millions, avec, en prime, un grand point d'interrogation sur l'avenir de ce fleuron de l'économie nippone.

Ce scandale financier démontre combien le management par la pression et le stress est délétère. Un cas concret à méditer pour les chefs d'entreprises qui s'interrogent encore sur la nécessité d'ouvrir leur culture d'entreprise aux ingrédients de la qualité de vie au travail qui, eux, génèrent un climat de confiance et de l'intelligence collective au profit de la performance globale et du bien-être individuel.

(article paru dans Le Monde Eco-Entreprise du 9 septembre 2015)

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